Cette recette AIP d’hiver de Waterzooi de poulet est idéale pour soutenir le microbiote et l’équilibre immunitaire pendant la saison froide.
L’hiver ne demande pas la même chose à notre corps. Le froid, le manque de lumière et le stress saisonnier peuvent augmenter la charge inflammatoire, surtout lorsqu’on vit avec une maladie auto-immune…
C’est précisément pour cette raison que l’alimentation saisonnière est essentielle.
Aujourd’hui, nous vous partageons une version adaptée du Waterzooi de poulet, un plat traditionnel belge, revisité pour être compatible avec le protocole AIP (Autoimmune Protocol), et particulièrement adapté à l’hiver.
Pourquoi manger de saison est essentiel en cas de maladie auto-immune
En tant que spécialistes des maladies auto-immunes, nous constatons régulièrement que beaucoup de personnes mangent « sain », mais pas forcément en accord avec la saison.
En hiver, notre organisme a besoin de :
Plats chauds et mijotés
Légumes racines et légumes d’hiver
Bouillons riches en minéraux
Graisses de qualité pour la stabilité énergétique
Textures nourrissantes et rassasiantes
Les aliments froids, crus ou très légers peuvent parfois fragiliser une digestion déjà sensible.
Le Waterzooi coche toutes les cases d’un repas thérapeutique hivernal.
Pourquoi cette recette AIP d’hiver soutient le microbiote
1. Le bouillon d’os : un pilier du protocole AIP
Cette recette inclut du bouillon d’os, un aliment super-héros selon l’approche AIP.
Le bouillon apporte :
Collagène
Acides aminés comme la glycine et la glutamine
la glucosamine et la chondroïtine
- des minéraux essentials (calcium, magnésium, phosphore)
Ces nutriments participent au soutien de la barrière intestinale.
Or, dans de nombreuses maladies auto-immunes, l’intégrité intestinale joue un rôle clé dans la modulation de l’inflammation.
Un intestin soutenu = un système immunitaire mieux régulé.
2. Les légumes d’hiver : digestes et riches en fibres douces
Carottes, poireau, céleri.
Ce trio est particulièrement intéressant :
Fibres prébiotiques douces
Soutien du microbiote
Apport en antioxydants
Facilitation de la digestion une fois cuits
Le poireau, notamment, nourrit certaines bactéries bénéfiques du microbiote sans être agressif.
En hiver, privilégier des légumes cuits et mijotés facilite le travail digestif et soutient l’absorption des nutriments.
3. Les épices et herbes : circulation et digestion
Comme nous l’expliquons dans notre livre Soigner l’auto-immunité avec le protocole AIP, les herbes et les épices font partie des “aliments super-héros” en raison de leur densité nutritionnelle et de leur potentiel anti-inflammatoire.
Le gingembre, l’estragon et le persil ont plusieurs effets intéressants :
Stimulation digestive
Soutien circulatoire
Action anti-inflammatoire naturelle
Apport en micronutriments
En saison froide, ces plantes participent à relancer la circulation et à éviter la sensation de stagnation que beaucoup décrivent en période hivernale.
4. Une texture crémeuse sans produits laitiers
Dans le protocole AIP, les produits laitiers sont éliminés temporairement.
Ici, le lait de coco permet d’obtenir :
Une texture onctueuse
Une bonne satiété
Des lipides stables pour l’énergie
Un confort psychologique important
Oui, le confort alimentaire compte.
Un protocole thérapeutique n’est durable que s’il reste agréable.
Le rôle des repas réconfortants dans la régulation du système nerveux
On parle souvent d’inflammation, de microbiote, d’intestin.
Mais on oublie parfois le système nerveux.
Les plats chauds, mijotés, riches en minéraux ont un effet apaisant. Ils :
Ralentissent le rythme
Favorisent la digestion
Apportent un sentiment de sécurité
Soutiennent indirectement la régulation immunitaire
Quand on vit avec une maladie auto-immune, réduire la charge de stress est fondamental.
Un simple repas peut devenir un outil de soutien global.

Ingrédients
- 500 grammes de blancs ou cuisses de poulet
- 2 c. à soupe d'huile d'olive ou huile d'avocat
- 3 de carottes
- 1 grand poireau
- 2 branches de céleri
- 300 ml de bouillon d'os ou d'eau
- 1/2 c. à café de gingembre en powder
- 1 c. à café de sel
- 2 c. à café de persil
- 2 c. à café d'estragon
- 2 c. à soupe d’huile de palme (ou d’huile de noix de
coco)
- 1 c. à soupe de farine d’arrow-root (ou de manioc)
- 175 ml de lait de noix de coco (sans additifs)
Method
- Faites sauter le poulet dans une poêle avec 1 c. às. d'huile d'avocat pendant environ 5 minutes àfeu moyen/fort.
- Coupez les carottes, le poireau et le céleri enjulienne (c'est-à-dire en longues lamelles minces)et faites-les sauter dans une casserole à feumoyen avec 1 cuillère à soupe d'huile d'avocatpendant 10 minutes. Remuez régulièrement.
- Transférez le poulet dans la casserole delégumes et ajoutez le bouillon d'os (ou de l'eau).Ajoutez le gingembre, le sel, l'estragon et le persil.Laissez mijoter pendant 20 minutes à feu doux.
- Dans un petit poêlon ou dans un bol au micro-onde, faites fondre l’huile de palme (ou de coco),puis ajoutez la farine pour obtenir une pâte.
- Quand le poulet est cuit, retirez-le ainsi que leslégumes avec une écumoire et maintenez auchaud.
- Ajoutez la pâte d’huile/farine de l'étape 4 dansle bouillon, laissez mijoter pendant 10 minutes àfeu doux pour épaissir la sauce.
- Ajoutez le lait de coco au bouillon, ne paslaisser bouillir.
- Ajoutez les légumes et le poulet à la sauce.Servir dans des assiettes creuses.
Une approche globale de l’auto-immunité
L’alimentation ne se limite pas à supprimer des aliments.
Elle consiste à nourrir le corps de manière stratégique, en fonction :
De la saison
De l’état inflammatoire
Du niveau de stress
De la capacité digestive
Le protocole AIP n’est pas un régime restrictif.
C’est un outil structuré pour réduire l’inflammation et soutenir les fondations physiologiques.
Si vous souhaitez aller plus loin, mon livre « Soigner l’auto-immunité avec le protocole AIP » propose 60 recettes compatibles ainsi qu’une approche complète pour comprendre les mécanismes en jeu.
Et si vous avez besoin d’un accompagnement personnalisé, vous pouvez en apprendre davantage sur l’accompagnement de Sonia ici, dédié aux personnes vivant avec une maladie auto-immune.
En hiver, chaque repas peut devenir un outil de soutien.
Choisir des aliments adaptés à la saison, riches et digestes, permet d’accompagner le corps avec douceur lorsque la charge inflammatoire augmente.
Parfois, l’équilibre commence simplement par une assiette chaude et nourrissante.
